Notre collection "Savoir pour Guérir" s'agrandit : "Les TOC et les phobies par l'intention paradoxale" du Dr BAYLE

Article publié le : 16/05/2019

Savoir pour guérir: soigner ses phobies et ses TOC par la méthode de l'intention paradoxale

Nouveau livre du Dr Benoît BAYLE

Près de 20 % de la population générale souffrirait de phobie de toutes sortes, un trouble qui trop souvent prête à sourire et qui est mal soigné. Pourtant, les phobies entraînent une véritable souffrance, pouvant se compliquer de dépression ou de burn-out, et constituant un handicap parfois majeur. À côté des phobies dites « spécifiques » ou « simples », qui concernent un domaine bien circonscrit, comme par exemple la peur d’un certain type d’objet, d’animal ou de situation, existent des phobies dites « complexes », comme la phobie sociale ou l’agoraphobie, qui touchent tout un ensemble de situations courantes. Passant trop souvent inaperçues aux yeux de ceux qui en souffrent (en raison des évitements qu’elles provoquent) et aux yeux des professionnels (qui les négligent), elles entravent péniblement la vie quotidienne en dressant de multiples obstacles.

Le trouble obsessionnel-compulsif concerne quant à lui près d’un million de personnes en France. Ce trouble qui associe des obsessions (une idée absurde qu’on ne parvient pas à chasser de son esprit) et des compulsions (un acte qu’on ne peut s’empêcher d’accomplir et qui soulage à court terme l’obsession) est en apparence mieux connu de la population. C’est l’une des 10 pathologies reconnues préoccupantes pour le XXIème siècle, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pourtant, les personnes qui bénéficient de soins précoces et spécifiques, en particulier psychothérapeutiques, sont encore trop peu nombreuses. Parmi elles, les obsédés de la propreté s’épuiseront dans des lavages interminables et imposeront des rites de propreté contraignants pour eux-mêmes et leur entourage. Les vérificateurs n’en finiront pas de vérifier toutes sortes de situations…

Phobies et TOC ont en commun la peur et l’évitement : la personne souffrant de phobie craint quelque chose qui pourrait lui arriver, tandis que celle souffrant de TOC craint quelque chose qu’elle pourrait commettre, notamment un acte qui pourrait porter préjudice à autrui. Certains médicaments, en particulier les antidépresseurs, soulagent l’un et l’autre. Tous deux peuvent se soigner par des méthodes psychothérapeutiques adaptées, comme les thérapies cognitivo-comportementales, ou encore, par la pratique d’intentions paradoxales, une méthode encore peu connue en France, mise au point par le psychiatre et humaniste Viktor Frankl dans le courant du XXieme siècle.

Benoît Bayle est praticien hospitalier à l’Établissement Public de Santé Barthélémy-Durand, à Étampes. Psychiatre et logothérapeute, il s’intéresse depuis plusieurs années aux soins des phobies et des obsessions par l’intention paradoxale.

L'auteur: Benoît BAYLE est l'auteur de nombreux ouvrages en psychiatrie périnatale, parmi lesquels l’Aide-Mémoire de psychiatrie et psychopathologie périnatales (Dunod, 2017), son intérêt pour la périnatalité l’amène à penser le dépistage et l’accompagnement des troubles anxieux phobiques et des troubles obsessionnels-compulsifs à cette étape de la vie. Également docteur en philosophie, il a reçu le Trophée 2010 de la recherche en éthique (Fondation Ostad Elahi) pour ses travaux en éthique de la procréation humaine.

Soigner les TOC et phobies par l'intention paradoxale